Interview de Guillaume Guégan

Je vous retrouve pour une toute nouvelle catégorie: les interviews. Vous pourrez retrouver des auteurs, des blogueurs et autres personnes. Si vous souhaitez également une interview, n’hésitez pas à me contacter. Aujourd’hui, il s’agit de l’auteur Guillaume Guégan.

Peux-tu te présenter brièvement ?

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Guillaume Guegan, j’ai 32 ans, j’écris depuis l’âge de 12 ans et je suis édité depuis 2018 chez Livresque Editions, après un passage dans le monde de l’auto-édition.

Tu touches à deux genres : le fantastique et la fantasy. Quand et comment as-tu décidé de toucher à ces deux genres ?

Depuis ma lecture des premiers Harry Potter, je suis passionné par les genres de l’imaginaire. J’aime la magie, j’aime créer des règles, des mondes, des intrigues. Le Fantastique et la Fantasy offrent une grande latitude, car ils permettent de décortiquer l’âme humaine, de défendre des valeurs de manière symbolique… C’est fascinant !

Pour les personnes qui ont du mal à différencier ces deux genres qui se ressemblent, quels sont les éléments selon toi qui les distinguent ?

La frontière a tendance à se réduire ces dernières années, mais voici comment résumer chaque genre. Le Fantastique c’est un bouleversement du quotidien, c’est l’intervention d’un phénomène surnaturel dans un monde qui ne l’est pas. Il y a donc une part de doute, que l’auteurice peut choisir de conserver ou non. La Fantasy c’est un monde (qu’il soit proche du nôtre, très éloigné, ou qu’il soit pleinement le nôtre) dans lequel la magie et les créatures surnaturelles existent et sont acceptés.

Quels sont les éléments obligatoires pour un récit fantastique et fantasy ?

A priori, je ne vois rien de complètement obligatoire. Je pense qu’il faut une part de surnaturel, quel qu’il soit, mais c’est à l’auteurice de poser le curseur et de suivre ses envies.

Peux-tu nous parler de ta saga La Noxiance ?

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Il s’agit d’un projet commencé en 2007, qui n’a cessé de grandir et de se développer. C’est un univers étendu qui comprendra quatre cycles, centrés sur différents personnages, destinés à se croiser. J’agrémenterai le tout de nouvelles, souvent indépendantes, afin d’enrichir la saga. On y trouve beaucoup de magie, des mondes parallèles, des sorciers, des Anges, des Vampires, des Elfes, des artefacts magiques, des règles, des humains, des conflits… Le Cycle 1 est complet et publié chez Livresque Éditions. Nous avons également fait paraître deux nouvelles qui peuvent être lues sans avoir connaissance de l’arc principal.

Comment as-tu imaginé cette histoire ?

Je voulais créer un univers dans lequel la magie a sa place, même si elle effraie beaucoup de gens et qu’il faut parfois payer le prix de son utilisation. Je voulais aussi esquisser une histoire qui ne néglige pas les conséquences. Les événements ont lieu pour une raison et il faut assumer chacun des choix d’écriture. En 2007, j’avais plusieurs projets, a priori disparates, mais que j’ai réussi à lier intimement. C’est comme ça qu’est née La Noxiance.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

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La toute première source d’inspiration, c’est Harry Potter, bien sûr. La saga qui m’a donné le goût de la lecture et de l’écriture. C’est là que j’ai compris qu’un univers se devait d’avoir des règles établies, quitte à jouer avec pour surprendre le lecteur. Je suis aussi fan de la série Lost, qui m’a conforté dans l’idée que la structure d’un récit pouvait ne pas être linéaire. Pour donner un autre médium, en tant que féru de jeux vidéo, je dois citer ma saga vidéoludique préférée, Kingdom Hearts. Elle m’aide à chercher toujours plus loin, à creuser mes personnages, mes intrigues, pour offrir un récit que j’estime suffisamment ambitieux.

Aimerais-tu un jour toucher à un autre genre ? Si non, pourquoi ?

Grâce aux nouvelles que j’ai écrites, j’ai pu m’essayer au récit d’enquêtes / énigmes et à la romance, même si ces deux histoires se déroulent dans l’Entremonde, le monde magique. En fait, j’adore mélanger les genres. C’est fascinant à faire !

Je vois qu’un désigner/graphiste de ta ME s’occupe des couvertures de tes livres. Est-ce facile de vous coordonner ? D’imaginer la couverture sur base du texte ?

C’est très facile, parce qu’on s’entend très bien, qu’on discute, et que je n’ai aucune idée de couverture préconçue, généralement. Il me soumet des pistes et le résultat final dépasse toujours mes espérances ! Sans oublier qu’il sait ce qui est frappant en terme de marketing. C’est agréable de n’avoir pas à se soucier de cet aspect-là !

Pourquoi avoir choisi de rejoindre une maison d’édition ? Quels sont les avantages que tu rencontres ? Les inconvénients ?

En fait, je suis passé par l’auto-édition en premier. C’était formateur sur bien des points, mais très difficile. Il ne faut pas s’engager sur ce terrain-là sans se renseigner un minimum sur ce que ça implique. Devoir investir du temps, de l’argent, chercher à se faire connaître, c’est une source d’angoisses pour quelqu’un d’anxieux, comme moi. Alors, quand l’occasion s’est présentée de rejoindre une maison d’édition, je n’ai pas hésité. Et je ne regrette absolument pas !

Conseils que tu donnerais à des novices ?

De ne pas écouter la plupart des conseils. Ou, en tout cas, de ne pas les considérer comme plus importants qu’ils ne le sont. Chaque auteur écrit différemment, a un style différent, est plus ou moins rapide… Il n’y a pas de compétition. Concernant la publication de votre roman, ne foncez ni vers l’auto-édition, ni vers les Maisons d’édition. Renseignez-vous sur le chemin qui pourrait vous convenir. Il n’existe pas de parcours parfait, et chacun doit trouver sa voie.

Tu dis que tu aimes l’urban fantasy. Qu’est-ce que c’est précisément ? En quoi se différencie-t-il de la fantasy ou du fantastique ?

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L’Urban fantasy est un sous-genre de la Fantasy. Il met en scène une ville – souvent située sur Terre, mais il peut y avoir des exceptions – dans laquelle évoluent diverses créatures magiques ou des humains dotés de pouvoirs. La cité est parfois à la frontière d’un autre monde, berceau de la magie. Concernant l’époque, cela varie entre le XIXe siècle et le XXIe siècle, bien que ce soit, là encore, des pistes plus que des éléments à suivre absolument.

Je remercie de tout cœur l’auteur pour avoir pris le temps de me répondre. Vous pouvez trouver l’auteur sur facebook et twitter.

Je vous retrouve bientôt pour une nouvelle interview.

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