Rosa bonheur: l’audacieuse de Natacha Henry

Je vous retrouve pour une nouvelle chronique dans le cadre de la pré-sélection du prix Farniente.

Informations concernant le livre

Titre: Rosa bonheur l’audacieuse

Auteur: Natacha Henry

Editeur: Albin Michel

Nombre de pages: 336

Format lu: papier (merci à ma bibliothèque bibloux)

Résumé

Rosa, 14 ans, est passionnée par la peinture animalière. Dans le Paris du XIXe siècle, où les femmes ne sont pas libres, son amour pour Nathalie, la fille d’amis de son père, n’est pas bien accueilli. Déterminée à imposer ses choix, elle prend des cours de peinture et trouve l’inspiration au Louvre.

Mon avis

Rosa, déjà grande artiste dans sa tête mais aussi ses mains s’ennuie et ne trouve aucun intérêt à apprendre la couture. Elle aimerait, elle, être formée pour devenir une peintre, comme son père. Fourbe, elle fait tout pour se faire renvoyer des différents lieux où son père, désespéré, essaie de la placer. C’est lors d’un portrait de la fille du couple Micas, Nathalie, qu’elle va faire leur connaissance. Ce sera une amitié durable entre les jeunes filles mais également entre les adultes. Rosa a deux frères et une petite sœur : Auguste, Isidore et Juliette. La famille est dispatchée car son père était sans le sou et leur mère est décédée. Ses deux frères ont été envoyé en pension tandis que sa petite sœur a été confiée à Madame Aymée. Rosalie et Nathalie vont découvrir l’art ensemble entre autres au Louvre en s’entraînant. Rosa participera plusieurs fois au SALON avant de pouvoir devenir plus connue. On voit ses débuts où cherche l’inspiration partout autour d’elle : dans un abattoir, dans une ferme. Mais comment s’imposer quand on est une femme peintre ? Toutes les écoles sont fermées à celles-ci. Rosa devra faire preuve de patience et de chance pour rencontrer des personnes qui lui donneront sa chance. Elle arrivera à concrétiser son envie de peindre des animaux.

L’histoire est réelle car Rosa bonheur a bel et bien existé. On dit dans sa biographie qu’elle a apporté la vague du féminisme. Tous les personnages qui gravitent autour ont également existés. J’ai vraiment bien aimé cette histoire, d’une femme qui doit se battre pour faire ce qu’elle aime. Je tiens à dire que la couverture est splendide, ce qui m’a encore plus donné envie de le lire. Le personnage que j’ai le moins aimé est le père de Rosalie, il n’encourage pas assez sa fille, ne l’écoute pas mais il gagne sur le côté qu’il connaît la vie difficile qu’a les peintres hommes.

Ma note: 9/10

  • Choisir des livres dont les thèmes prêtent à des débats, servent à ouvrir le dialogue, à aller à la découverte des autres et des différences. OUI
  • Retenir des livres dont la référence culturelle est accessible à tous. OUI
  • Équilibrer les thèmes proposés, les intérêts des filles et des garçons. OUI
  • Promouvoir les auteurs francophones (au moins 2 sur les 5 choisis au final) et les éditeurs belges, de nouvelles maisons d’édition, des livres récents, pas encore primés. OUI
  • Tenir compte de la qualité littéraire de l’œuvre. OUI
  • Être attentif·ve au prix du livre, varier le nombre de pages (penser aux ados qui lisent peu). OUI
  • Montrer par un choix réfléchi que la lecture peut être un plaisir enrichissant. OUI

Je vous retrouve très vite pour une nouvelle chronique.

3 commentaires

  1. J’adore cette artiste. Quand avant on pouvait aller au musée, j’allais à Orsay et je cherchais sa toile. A chaque fois, je suis bluffée devant la qualité, quasi photographique. Une femme exceptionnelle de caractère.

      1. tu peux la voir sur internet pour l’instant. La toile change de place de temps en temps. Petit conseil quand un jour le musée ouvrira ses portes, demande à l’accueil où est la peinture. Tu vas être bluffée

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