La poétesse des impératrices de Jocelyn Godard

Je vous retrouve pour vous parler du premier livre de la saga La poétesse des impératrices que m’a confié mon partenaire les éditions du 38.

Informations concernant le livre

Titre: la poétesse des impératrices tome 1: la cour de Nara

Auteur: Jocelyn Godard

Editeur: les éditions du 38

Nombre de pages: +/-260 (calcul fait sur base de l’intégrale)

Format lu: epub

Résumé

Banzaï ! Dix mille ans de vie ! C’est le cri de joie du peuple japonais quand un nouvel empereur monte sur le trône.

En l’an 686, quand l’impératrice Jito règne, le Japon est en pleine émergence. Le culte de Bouddha a été installé par l’impératrice Suiko, amenant un nouveau système de pensée qui permet à la population de sortir d’un Japon jusque-là obscur et dispersé, et le pays ne demande plus qu’à se développer à l’exemple de son puissant voisin, la Chine.

L’écriture japonaise, bien qu’elle s’adapte encore sur l’exemple de l’écriture chinoise, s’élargit considérablement, et l’époque de Nara, c’est surtout l’élaboration de l’immense Man-Yoshu, la première anthologie de poésie japonaise. Y figurent de nombreuses poétesses dont Otomo Sakanoue Iratsume, la plus célèbre. Si on connaît peu de choses sur elle à l’exception de ses poèmes, du nom de son époux, de ses amants, de l’existence de ses filles et des personnages qui l’ont entourée, on sait aussi qu’elle a vécu assez longtemps pour voir s’installer quatre impératrices et deux empereurs.

Mon avis

A la cour japonaise, l’impératrice Jito est morte. Toute la cour se doit de faire des funérailles dignes de ce nom durant plusieurs jours à la capitale. Une fois celles-ci achevées, un nouvel empereur monte sur le trône, l’empereur Mommu, petit-fils de Jito. Il a épousé sa sœur en deuxième noce. Âgé seulement de 19 ans, il doit faire face à ses nouvelles fonctions, ce qui n’est pas toujours facile lorsque beaucoup de personnes manipulent pour obtenir ce qu’ils veulent. Des clans gravitent autour de la famille impériale Fujiwara, les Otomo, les Tachibana, les Nakatomi. Chacun essaie d’obtenir des faveurs en fournissant de guerriers, des mariages bénéfiques aux deux clans. On suit la vie au palais où de nombreuses intrigues et scandales ont lieu.

L’histoire met en parallèle le journal d’Otomo Sakanoue Iratsume, petite fille orpheline au début de l’histoire qui évolue au fur et à mesure. En flashback, elle raconte les souvenirs de son enfance sur les personnes qui l’entourent et sur les expériences qu’elle a vécues. Elle ne comprend pas tous les enjeux qui l’entourent mais le comprendra plus tard.

Au cours de l’histoire, on découvre qu’un incendie se propage, ce qui oblige la cour et ses partisans à se déplacer ailleurs. J’aime beaucoup ce genre de romans historiques pour leur côté descriptif, leur période, ici 697 du calendrier julien. Ce livre s’appuie que sur des personnages réels. Ils ont tous existés. Beaucoup de personnages donc ce n’est pas toujours évident de ne pas se perdre dans le récit. Mais l’histoire est vraiment passionnante et j’ai adoré suivre la vie de la cour de Nara. Le tome s’achève par un nouveau voyage, où je ne vous dirais pas, excepté que j’espère pouvoir découvrir le tome 2 avec grand plaisir.

Ce livre permet de voir également les conditions de vie de l’époque, ce qu’ils mangeaient mais surtout l’ouverture du Japon vers une modernité grâce aux poètes et à l’émergence des lettres.

Ma note: 7,5/10

Je remercie encore les éditions 38 pour leur confiance.

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