Blue pearl de Paula Jacques

Je vous retrouve pour vous parler d’un autre livre de la pré-sélection du prix Farniente 2021.

Informations concernant le livre

Titre: Blue pearl

Auteure: Paula Jacques

Editeur: Gallimard Jeunesse

Format lu: papier (merci à ma bibliothèque “Bibloux”).

Nombre de pages: 171

Résumé

«Je m’appelle Eliza Burlington. Je suis née esclave de Sir Thomas burlington dont la plantation se trouvait à six miles environ de Suffolk, dans l’État de Virginie. Je lui ai appartenu pendant une douzaine d’années au même titre qu’un chien, une mule ou un meuble de maison.»

Le jour où la poupée de son enfance ressurgit dans sa vie, c’est tout le passé de Lizzie qui remonte à la surface, d’un seul coup. La Grande Maison des propriétaires où sa mère cuisinait, Laura May, sa cruelle petite maîtresse, le charme de Luther, le jeune rebelle, et puis ce nouveau régisseur, casseur de nègres. On disait qu’à cinq cents kilomètres de là, l’esclavage était aboli…

Mon avis

L’histoire commence au présent. Lizzie a la rencontre d’une collectionneuse, Helen Williams, de poupées noires faites à la main par des esclaves des plantations. Elle découvre avec étonnement, presque horreur que cette femme à son ancienne poupée, Blue Pearl, cousue par sa maman pour son dixième anniversaire. Lizzie alias Eliza Burlington se rappelle alors son enfance. Sa maman, Abigail Burlington a toujours été esclave. Pas toujours bien traitée, sa condition s’est légèrement améliorée lorsqu’elle a été achetée par le Sir James Burlington dans l’état de Virginie aux États-Unis. Lizzie, quant à elle, ne sait pas vraiment sentie esclave vu qu’elle servait d’amie à Marie May, la fille de leurs propriétaires. Cependant, déjà à l’époque, elle présentait l’hostilité dissimilée qu’on avait à son égard et à ceux de « son espèce ». Chez leur maître, ils peuvent se rendre chaque dimanche à la messe avec le révérend Ashley. On suit son quotidien et ses pensées. Déjà à son âge, elle se rendait compte de toutes les différences qu’il y avait entre les blancs et eux, malgré tout comme elle le précise, elle a moins souffert que d’autres car elle était la fille de la cuisinière. Au fur et à mesure de l’histoire, on sent que le vent tourne. En effet, le nouveau président Abraham Lincoln cherche à mettre fin à l’esclavage. Bien entendu, chacun essaie de tirer ses épingles du jeu avec la guerre qui approche de plus en plus. À la suite d’un accident malencontreux, Lizzie et Abigail sont obligées de fuir avec Seth, un autre esclave. Commence alors pour eux un périple et pas des simples. Ils vont voyager en Amérique vers le Nord, là où les « africains » sont libres. Le voyage sera fatiguant, il faudra se cacher d’éventuelles personnes pour qui les esclaves en fuite sont dénonciables. Pourtant, ils pourront compter sur plusieurs familles qui vont leur permettre d’aller vers leur liberté et de s’affranchir.

Je ne pensais pas accrocher autant à cette histoire. Le roman est assez court, prenant. Les personnages sont tellement bien décrits au niveau de leur personnalité et de leurs pensées que j’avais l’impression de les avoir toujours connus. C’est clairement un coup de cœur pour moi !

Ma note: 8/10

En suivant les critères:

  • Choisir des livres dont les thèmes prêtent à des débats, servent à ouvrir le dialogue, à aller à la découverte des autres et des différences. OUI
  • Retenir des livres dont la référence culturelle est accessible à tous. OUI
  • Équilibrer les thèmes proposés, les intérêts des filles et des garçons. OUI
  • Promouvoir les auteurs francophones (au moins 2 sur les 5 choisis au final) et les éditeurs belges, de nouvelles maisons d’édition, des livres récents, pas encore primés. OUI
  • Tenir compte de la qualité littéraire de l’œuvre. OUI
  • Être attentif·ve au prix du livre, varier le nombre de pages (penser aux ados qui lisent peu). OUI
  • Montrer par un choix réfléchi que la lecture peut être un plaisir enrichissant. OUI

Je vous retrouve très vite pour une nouvelle chronique littéraire.

Leave a Reply